RetourElle conduisait vite, elle avait le pressentiment qu'elle allait mourir dans la tôle froissée. Elle aimait l'image de sa tête défoncée qui affleurait à sa conscience. Elle n'aurait pas détesté non plus qu'une minute ou deux après le choc le véhicule prenne feu et explose. Elle imaginait son corps en flammes dispersé à la ronde, elle voyait les badauds immobiliser leur voiture pour assister au spectacle. Dans la déflagration sa tête se détacherait de son cou et volerait de l'autre côté de la route où un poids lourd l'écraserait. Fragments de la vie des gens , p.183
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